Remplissez en envoyez la lettre-type-consultation-fiche-2010.doc !
Le nouveau scandale des fiches, révélé fin juin 2010 par le Rapport de la Délégation des Commissions de gestion des Chambres fédérales, fait suite à l’enquête ouverte après la découverte en 2008 du fichage de députés d’origine kurde au parlement du canton de Bâle-Ville. Les données recueillies et conservées par le Service d’analyse et de prévention (SAP) concerneraient 200 000 personnes, dont 11 % habitent en Suisse et 3 à 4 % seraient en possession d’un passeport suisse, ainsi que 10 000 noms d’institutions. lire la suite »
7 juillet 2010 | Berne | Aucun commentaire »
Manifestation mercredi 2 juin à 17h30, Place Saint-François
Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne a attaqué sauvagement la Flottille pour Gaza. Selon diverses sources, il y aurait plus de 10 morts et des dizaines de blessés parmi les 700 militants internationaux qui entendaient débarquer 10 000 tonnes d’aides à Gaza, soumise depuis plusieurs années à un blocus inhumain.
Les passagers, désarmés et non-violents, ont été les victimes d’un nouvel acte de barbarie de l’armée israélienne, perpétré dans les eaux internationales.
Révolté par cet acte de guerre, solidaritéS condamne fermement ce massacre et s’associe à l’ensemble des initiatives unitaires de protestation.
31 mai 2010 | international / antiracisme | Aucun commentaire »

Le 25 mai 2010, les salarié·e·s de l’entreprise Barbey SA (industrie alimentaire) à Granges-près-Marnand ont, avec le soutien du syndicat Unia, arrêté le travail pour dénoncer leurs conditions de travail pénibles et obtenir satisfaction sur leurs revendications. Le quotidien des salarié·e·s est constitué de brimades, d’absence totale de respect et surtout de violations répétées de la loi en lien avec la non-comptabilisation des heures supplémentaires travaillées. Qui plus est, des représailles antisyndicales (licenciements, avertissements) ont été effectuées par l’entreprise suite à de simples assemblées du personnel.
Téléchargez la pétition (.doc)
28 mai 2010 | Féminin/masculin / santé / Economie / Vaud / Grand Conseil / Travail | Aucun commentaire »

Nous déclarons notre solidarité pleine et entière aux travailleuses et travailleurs en grève de l’entreprise Barbey SA. Nous saluons leur détermination et les soutenons dans leur lutte contre l’arbitraire patronal et les menaces de représailles. Partout, le patronat utilise la crise pour dégrader les conditions de travail et de vie des salarié(e)s. Partout, la résistance est légitime et nécessaire !
26 mai 2010 | Non classé | Aucun commentaire »
Première victoire des initiants : le peuple vaudois pourra se prononcer sur le droit à un salaire minimum
La Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal a désavoué le Grand Conseil vaudois et admis la validité de l’initiative « Pour le droit à un salaire minimum », suivant en cela le récent jugement du Tribunal fédéral à propos d’une initiative similaire dans le canton de Genève.Cette initiative, déposée en été 2008, avait été portée par le POP&Gauche en mouvement, solidaritéS, ATTAC, les syndicats SUD, Comedia, L’Autre Syndicat, le SSP Région Lausanne et environs et le SSP région Vaud, obtenant 14′732 signatures validés. Elle avait ensuite été invalidée le 17 novembre 2009 par le Grand Conseil vaudois.Dans ses attendus, la Cour constitutionnelle affirme que « les principes d’inviolabilité du droit de vote et de proportionnalité s’opposent en l’espèce à ce que soit constatée la nullité de l’initiative. Si la conformité de l’initiative avec le droit civil fédéral « n’est pas immédiatement certaine », sa non-conformité ne s’impose pas non plus avec un degré d’évidence suffisant pour pouvoir priver les électeurs vaudois d’une votation sur l’initiative. »Ainsi, le Grand Conseil vaudois, qui avait cru pouvoir priver le peuple de son droit de s’exprimer sur cette initiative, est clairement désavoué. C’est une première victoire démocratique que salue le Comité d’initiative, qui s’engage dès maintenant pour confirmer ce succès dans les urnes.
24 mai 2010 | Non classé | Aucun commentaire »
Le 11 mars, la Police cantonale et le Service pénitentiaire (SPEN) publient un communiqué commun, expliquant les raisons de la mort par asphyxie d’un détenu de Bochuz, Skander Vogt. Une issue dramatique, certes, mais tout entière due au comportement du détenu, selon ce texte. Sept semaines plus tard, Philippe Leuba, chef du Département de l’Intérieur espère s’être enfin dépatouillé de cette affaire. Pas sûr.

Il y a eu d’abord la publication des communications entre le pénitencier, la centrale d’appel et les membres du Dard (les forces spéciales de la police). Outre le mépris de Skander Vogt qu’elles traduisent, son rabaissement au statut d’emmerdeur dont on souhaite être débarrassé, ces dialogues laissent voir une réalité bien différente de celle du lénifiant communiqué. Au Grand Conseil, la gauche (PS, Verts et AGT — Pop et solidaritéS) interpelle le responsable de la boutique, Philippe Leuba. Celui-ci s’étonne, explique qu’il a demandé un deuxième rapport interne à la cheffe du SPEN, les conclusions du premier ne l’ayant pas satisfait (ah, bon ? tiens donc…) et qu’il va nommer un expert externe pour évaluer le fonctionnement de son administration dans cette affaire.
« Cacher la merde au chat »
En fait d’expert externe, nous fûmes servis. Leuba a en effet été rechercher l’ancien juge cantonal Jomini, dont l’incontestable « expertise » avait déjà permis de laver de tout soupçon la police cantonale dans l’affaire de l’infiltration d’Attac par des agents de Securitas. Son rapport avait en quelque sorte « caché la merde au chat » pour parler dans le langage cru de la pénitenciaire et du Dard. Manque de pot, cette fois, la ficelle est un peu grosse : l’ancien juge cantonal préside en effet la Fondation vaudoise de probation dont la vice-présidente n’est autre que la cheffe du SPEN, Catherine Martin… Cette tentative d’enquêter entre coquins et copains soulève un tollé et François Jomini est forcé de renoncer à sa nomination. Retour donc à la case départ pour Leuba, qui finit par trouver quelqu’un d’un peu moins inséré dans le sérail libéralo-radical vaudois. Claude Rouiller, ancien président du Tribunal fédéral, est en plus socialiste. Un « bon » socialiste, puisqu’il préside l’autorité de surveillance de la Bourse suisse. Il est nommé le 27 avril.
Sur le fond
Son rapport fera certainement état de dysfonctionnement, d’instructions et de règlements aux formulations absurdes, de procédures kafkaïennes, d’absence de coordination entre les services, etc. Mais deux autres éléments ont pesé lourdement dans cette affaire. Le premier, ce sont les conséquences de la politique d’austérité et d’économies appliquée par le département et la cheffe de service du SPEN, qui ont créé un état de fait dénoncé par la Commission de gestion du Grand Conseil, qui écrivait, avant la mort de Skander Vogt, que des incidents graves étaient possibles « dans une situation de surpopulation aggravée par la prise en charge de cas dont la pathologie et ou la dangerosité ne trouvent pas de réponse ». Deuxième élément lourd, la décision de maintien en détention et d’internement de Skander Vogt, alors qu’il n’avait commis que de petits délits et qu’il souffrait de troubles de la personnalité. Cette mesure était totalement inadéquate, lui barrant l’accès à une réadaptation psychosociale nécessaire à une vie en dehors du milieu carcéral. C’est de cela que devront rendre compte la justice et le gouvernement et non pas seulement deux ou trois lampistes.Daniel Süri
20 mai 2010 | Non classé | Aucun commentaire »
Avec l’appui du syndicat SUD, Jean-Michel Dolivo (AGT, POP-solidaritéS) a déposé un postulat, demandant le renforcement de la protection des personnes plaignantes et des témoins dans les cas de harcèlement psychologique, sexuel ou de souffrances au travail dans la fonction publique vaudoise.
Soutenu par 34 député·e·s, le postulat demande d’abord que le Conseil d’Etat rédige un rapport permettant de se faire une idée claire, précise et complète de la situation en matière de harcèlement à l’Etat de Vaud. Sur cette base, il sera ensuite possible d’établir l’opportunité de renforcer la protection des personnes plaignantes et des témoins. Certes, il existe un article 23 du Règlement qui fournit théoriquement une protection, puisque ni les témoins, ni les personnes plaignantes ne doivent subir un préjudice du fait de leur démarche ou de leur déposition. En pratique, il en va bien autrement. La hiérarchie pèse de tout son poids sur les subalternes. Et lorsque le hiérarque qui bloque l’affaire est un conseiller d’Etat, le chemin de croix du ou de la plaignante commence ! Le postulat propose donc que les témoins puissent être assistés et accompagnés lors de rapports hiérarchiques avec un supérieur faisant l’objet d’une plainte. Des procès-verbaux validés par les deux parties doivent être établis et versés au dossier personnel ; cette protection doit se poursuivre deux ans après l’issue de l’affaire. Si le témoin le désire, il peut bénéficier d’un droit de transfert, avec obligation de résultat pour l’employeur. Pour les personnes plaignantes, dès l’ouverture du dossier d’investigation, les rapports hiérarchiques avec le supérieur faisant l’objet d’une plainte doivent être suspendus. En clair : les instructions pour le travail sont transmises par un·e autre responsable, qui assurera aussi le processus de suivi et d’évaluation. Le ou la plaignante doit pouvoir, dès le départ, choisir de rester sur son lieu de travail ou de bénéficier d’un droit de transfert, avec obligation de résultat pour l’employeur. Des mesures de protection contre le congé, analogues à celles de la Loi sur l’égalité (LEG) doivent s’étendre durant deux ans.Daniel Süri
18 mai 2010 | Vaud / Travail | Aucun commentaire »
Café politique avec:
JEAN-MICHEL BONVIN, professeur à l’ESSP
JEAN-MICHEL DOLIVO, avocat et député (solidaritéS)
+ un·e représentant·e de l’association de défense des chômeuses & chômeurs de Lausanne (ADC)
Lundi 10 mai 2010, 20h15
Salle des Vignerons
Gare CFF, Lausanne
4 mai 2010 | Economie / Berne / Lausanne / Travail | Aucun commentaire »
Samedi 8 mai, 14h, Place Saint Laurent, Lausanne

1. La crise économique globale continue. Des quantités énormes d’argent ont été injectées dans le système financier – 14 000 milliards de dollars pour les mesures de sauvetage aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans la zone euro, 1 400 milliards de dollars en nouveaux prêts bancaires en Chine l’année dernière – autant d’efforts pour donner une nouvelle stabilité à l’économie mondiale. Mais ces efforts seront ils suffisants pour produire un rétablissement durable, la question reste ouverte. La croissance reste très molle dans les économies avancées, tandis que le chômage continue d’augmenter. Il y a des craintes qu’une nouvelle bulle financière, centrée cette fois ci sur la Chine, soit en train de se développer. Le caractère prolongé de la crise – qui est la plus grave depuis la Grande Dépression – est symptomatique du fait qu’elle trouve ses racines dans la nature même du capitalisme en tant que système.
2. Après une vague sévère de suppressions d’emplois, en Europe le centre de la crise est maintenant sur le secteur public et sur le système de protection sociale. Les mêmes marchés financiers qui ont été sauvés grâce aux plans de sauvetage sont à présent sur le pied de guerre contre l’augmentation de la dette publique que ces plans ont entraînée. Ils demandent des réductions massives dans les dépenses publiques. C’est là une tentative ayant un caractère de classe pour faire payer les coûts de la crise non à ceux qui l’ont déclenchée – avant tout, les banques – mais aux travailleurs-es – non seulement à ceux qui sont employés dans le secteur public, mais aussi à tous les usagers des services publics. Les exigences d’austérité et de « réforme » du secteur public montrent de la manière la plus claire que le néolibéralisme, discrédité sur le plan intellectuel par la crise, continue néanmoins de dominer la prise de décision politique.
3. La Grèce est actuellement au cœur de la tempête. Comme plusieurs autres économies européennes, elle est particulièrement vulnérable, en partie du fait d’une accumulation de dette durant la phase d’expansion, en partie parce qu’elles a du mal à rivaliser avec l’Allemagne, le géant de la zone Euro. Sous la pression des marchés financiers, de la Commission Européenne et du gouvernement allemand, le gouvernement de Geórgios Papandréou s’est assis sur ses promesses électorales et a annoncé des coupes budgétaires qui équivalent à 4 % du produit national.
4. Heureusement, la Grèce possède une histoire riche en résistances sociales depuis les années 1970. A la suite de la révolte de la jeunesse, en décembre 2008, le mouvement ouvrier grec a répondu au paquet de coupes budgétaires gouvernementales avec une vague de grèves et de manifestations.
Nous saluons aussi l’exemple du référendum en Islande dans lequel le peuple a rejeté le principe du remboursement de la dette imposé par les banques.
5. Les travailleurs grecs ont besoin de la solidarité des révolutionnaires, des syndicalistes et des anticapitalistes de tous les pays. La Grèce n’est que le premier pays européen à se retrouver visé par les marchés financiers, mais la liste de leurs objectifs potentiels en comprend beaucoup d’autres, en premier lieu l’Etat espagnol et le Portugal.
6. Nous avons besoin d’un programme de mesures qui puissent sortir l’économie de la crise sur la base de la priorité donnée aux besoins sociaux plutôt qu’aux profits et qui impose un contrôle démocratique sur le marché. Nous devons nous battre pour une réponse anticapitaliste : nos vies, notre santé, nos emplois valent plus que leurs profits.· Toutes les coupes dans les budgets publics domestiques doivent être arrêtées ou inversées : arrêt des « réformes » des systèmes de retraite ; la santé et l’éducation ne sont pas à vendre ;· Un droit garanti à l’emploi et un programme d’investissement public dans des emplois verts : transports publics, industries des énergies renouvelables et adaptation des bâtiments privés et publics pour réduire les émissions de dioxyde de carbone;· Pour un système bancaire et financier public unifié sous le contrôle populaire !· Les immigrants et les réfugiés ne doivent pas être les bouc-émissaires de la crise : des papiers pour tous !· Non aux dépenses militaires : retrait des troupes occidentales d’Irak et d’Afghanistan, réductions massives des dépenses militaires, et dissolution de l’OTAN.
7. Nous décidons d’organiser des activités de solidarité dans toute l’Europe contre les réductions des budgets sociaux et les attaques capitalistes. Une victoire des travailleurs grecs renforcera la résistance sociale dans tous les pays.
4 mai 2010 | international / Travail | Aucun commentaire »
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